Let the Kings be

Le 6 mai 2015, j’ai assisté à un concert très intimiste de kings of Convenience à l’Alhambra. Ce concert était pour fêter la parution de leur album Quiet is the new loud et la sortie du livre expliquant la genèse de cet album.

KOC

J’ai adoré le concept du show: les artistes arrivent sur scène où des guitares et un canapé sont installés, cela faisait très esprit « on vous reçoit à la maison ». Un membre de l’alhambra les rejoint et pendant un quart d’heure un échange se passe entre eux. Puis les kings jouent des morceaux de leur album. Un entracte de 20 minutes puis une deuxième session musicale et la suite de l’interview clôturent ce show.

L’alhambra, petite salle de concert , se prêtait totalement à ce type de concept. Le concert était magique, les gens écoutant religieusement les chansons. On sent une connexion entre les artistes et on voit qu’ils ont plaisir à jouer leurs morceaux. Ils interagissent avec le public et cela fait plaisir. Les artistes ont beaucoup d’humour  et on passe un agréable moment.

Durant l’interview on apprend beaucoup de choses sur eux telles que leur rencontre (au lycée), pourquoi ils ont décidé de faire du pop-folk et leurs diverses influences musicales. Après le show il semblerait qu’une séance de dédicace s’est improvisée mais on était déjà partis.

 

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Aimee mon nouvel album

Le 18 septembre 2012 est sorti le nouvel album d’une artiste que j’apprécie beaucoup: Charmer d’Aimee Mann. Cet album est le huitième de la demoiselle.

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Avec cet album, la demoiselle reste dans sa folk habituelle. Elle a intégré des sonorités électro qui collent très bien à son univers folk.

L’album s’écoute très rapidement car il dure moins de quarante minutes. Bien que cet album soit moins mélodique que ses anciens albums comme Lost In Space ou The Forgotten Arm (chaque chanson racontait un chapitre d’une même histoire), il se laisse écouter. Les paroles sont toujours profondes, les mélodies entêtantes. Aimee arrive à nous charmer avec sa voix.

Pour ceux qui sont sur la capitale, vous pourrez l’applaudir en live le 26 janvier 2013 au Bataclan.

Allez un petit avant-goût du talent de la dame:

Bollywood for ever

Samedi 20 octobre, je suis revenue à Paris pour une soirée spéciale filles. Oh yeah it’s ladies’ night. Pour l’anniversaire d’une amie, on s’est cotisées pour lui offrir un cadeau original. On a décidé d’assister au spectacle « Bharati, Il était une fois l’Inde » qui se jouait au Palais des Congrès.

Le spectacle ne commençant pas avant 20h30, on se donne rendez-vous dans un bar près du palais pour un verre. Le bar est à la réputation du quartier: assez cher. Pour exemple, j’ai pris un verre de coca-cola au prix de 4,50€. On accompagne nos verres de plateau de foie gras et fromage juste pour ne pas aller au spectacle le ventre vide.  Une copine, pendant tout l’apéro, nous indique le temps qu’il nous reste avant le début du spectacle. Pour info, la reine de la soirée n’est pas au courant du cadeau. Malheureusement, un des serveurs a vendu la mèche. Mais elle n’a pas tellement fait attention alors on continue à brouiller les pistes. Vers 20h15 on se dirige vers le palais qui est noir de monde. Certaines personnes ont le total look India et ont revêtu leur plus beau sari. Cela donne le ton de la soirée. On trouve facilement notre file pour accéder à la salle ainsi que nos places. Bien que nous soyons assez loin de la scène, la salle avec les sièges inclinés nous permet de bien voir.

Le spectacle débute par une première partie avec des danseurs, vainqueurs de l’émission La Meilleure Danse. Ils chauffent la salle grâce à leur hip hop énergique et leur musique éclectique (ils passent de Sean Paul à Renaud en un pas de bourrée).

Cinq minutes après leur prestation, le show commence réellement. Bharati est un spectacle qui s’inscrit dans la lignée des productions de Bollywood. J’ai vraiment eu peur de m’ennuyer de part l’histoire (les amours contrariées de Bharati et Siddharta) et d’autre part par la durée du spectacle (je pensais que cela allait durer autant qu’un film de bollywood). Mais on se prend vite au jeu grâce à la musique jouée par de réels musiciens et chanteurs sur scène. Et puis Bharati, en plus de raconter une histoire d’amour, met en scène les us et coutumes de l’Inde (expliqués par un narrateur) tels que l’hindouisme, la purification des indiens dans les eaux du Gange mais aussi la dualité de l’Inde à conserver ses traditions, représentées par Bharati, et à entrer dans la modernité, illustrée par Siddharta. Chaque scène est dansée. Je tiens à donner une mention spéciale à la confection des costumes qui sont juste sublimes et très colorés.

Nous n’avons pas vu le temps passé et j’ai même regretté que le spectacle ne dure pas plus longtemps. Il y avait tellement d’ambiance dans la salle. A la fin du spectacle, la troupe nous encourage à danser avec eux. La chorégraphie est très basique et on l’exécute avec grand plaisir.

Petit bonus: un extrait d’une chanson du spectacle.

La troupe fait la tournée des grandes villes de France. Alors ne boudez pas votre plaisir et entrez dans la danse indienne.

Tombrella

Oyé!! Oyé!! J’annonce le retour musical d’un de mes chouchous. Après son dernier album sorti en 2010 Alphabet of Hurricanes, Tom Mcrae revient en 2012 avec un nouvel album From the Lowlands.

Petite nouveauté par rapport à cet album: tout comme ses compatriotes du groupe Radiohead avec leur album In Rainbows, Tom Mcrae vend son opus exclusivement sur son site au prix de 9,90£. En effet, Tom est parti de la major où il était pour s’autoproduire. Et le résultat n’est pas décevant (enfin pour ma part). Monsieur oscille entre la pop et le folk, parfait pour des moments de lecture au coin d’un feu de cheminée.

Comme dit mon homme après avoir assisté à un de ses concerts « Ouais c’est pas mal mais c’est un peu de la musique pour midinettes!! ». Et oui, Tom Mcrae, c’est pas du bourrin, c’est vraiment calme. Mais ce genre de chansons fait du bien.

Avec cet album, Tom ne révolutionne pas la musique mais avec ses textes, il nous emporte dans un monde hors du temps.  On a l’impression de se retrouver au fin fond du Bayou pour certaines chansons telles que Fuck You Promotheus (probablement jouée en extérieur). Et on retrouve ses chansons aux sonorités pop comme Belly of a whale ou The Alphabet Of Hurricanes.

Si vous avez l’occasion d’aller le voir en live, je vous dirai de foncer. En ce moment, Tom Mcrae fait une tournée en France (principalement les villes de province). C’est une tournée intimiste où il est seul sur scène avec sa guitare comme seule compagne.

Petit bonus: une chanson issue d’un de ses album précédent:

 Pour finir, petite explication du titre: lors du dernier concert de Tom Mcrae auquel j’ai assisté, il a fait une reprise d’Umbrella de Rihanna. Il a changé le refrain  « You can stand under my umbrella » par « You can stand under my Tombrella.. » en espérant vendre ses parapluies (en vente sur son site).

Malin le Tom!!

Who rock the world? Girrls!!

Petit coup de cœur au niveau bande dessinée. Et ouais, la marmotte asiatique ne lit pas que des mangas. Elle s’intéresse aussi à la bande dessinée.

Je ne suis pas experte mais je commence (Level beginner en somme). Ce qui m’intéresse c’est le dessin, je ne suis pas encore fidèle à un auteur précis.

J’ai été attirée par cet ouvrage:

Cet ouvrage a été conçu par François Amoretti.

L’histoire raconte les aventures de Violette, jeune femme avec des rondeurs, pas trop à l’aise avec son corps, qui essaie de percer dans le monde de la musique avec son groupe. On les voit tour à tour jouer dans les festivals (festival de rockabilly), essayer de signer un contrat avec un producteur qui s’avère être véreux.

Cette œuvre m’a attirée car elle m’a beaucoup parlée.  J’ai trouvé des similitude entre l’héroïne et moi. Je suis bien en rondeur, pas tellement en confiance avec mon corps mais je me soigne!! J’adore le rock mais l’ouvrage m’a fait découvrir le rockabilly. En effet, la préface de la bande dessinée est faite par Colleen Duffy alias Devil Doll, une chanteuse de rockabilly qui comprend tout à fait les difficultés pour une femme de percer dans le monde du rock. La BD se lit assez vite et on se prend rapidement d’affection pour Violette. Les scènes d’effeuillage burlesque (Violette fait de l’effeuillage burlesque pour payer son loyer) sont tout simplement divines. On a réellement l’impression d’assister à un spectacle d’effeuillage burlesque.

Petit bonus dans la BD: il y a des extras (dessins faits par d’autres auteurs, interview d’un tatoueur (Mr Biz), interview de la créatrice de l’école de danse de burlesque Néo Rétro à Nice).

En gros, un bon petit guide pour découvrir le monde du rockabilly et du burlesque. Un deuxième tome devrait arriver et je l’attends avec impatience.

Et pour finir, mon petit bonus : un extrait musical de l’envoûtante Devil Doll:

Burlesque Girrl de François Amoretti. Sortie le 14 juin 2012. Editions Ankama.

Prix: Env. 11,90€

Return of Eve de Devil Doll, août 2009

God save Maximo Park

Trois ans après la sortie de leur dernier album Quicken The Heart (2009), les Anglais de Maximo Park reviennent enfin dans nos bacs musicaux avec leur nouvel album, The National Health.

L’album marque un virage au sein du groupe. Les sonorités sont plus électro notamment avec le titre « Hips And Lips« . L’album commence par un morceau « When I Was Wild » planant et on pense que l’album sera plus calme que les précédents. Mais c’est sans compter avec l’éclectisme du groupe. On reçoit une claque, un réveil soudain avec « The National Health » qui est proche de ce que Maximo Park sait faire et nous ravit. Ce son punchy se retrouve dans les chansons « Write This Down » et « Until The Earth will Open« . Un morceau charnière est à noter avec « Banlieue » où la musique est assez animale, la voix de Paul Smith à la fois hypnotique et réconfortante. On retrouve quand même des titres calmes tels que « The Undercurrents » ou « Reluctant Love« .

Cet album résume bien toutes les facettes de Maximo Park: c’est un groupe à la fois punchy, séducteur, hypnotique et calme.

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Tous au théâtre antique

Malgré le temps plus ou moins changeant qui plane sur la France, on est en été. Et qui dit été dit saison des festivals, et festivals en tout genre: musique, théâtre.

Pour ma part, j’ai décidé de tester cette année « Les Nuits de Fourvière ».

Ce festival, qui dure de début juin à fin juillet, accueille de nombreux artistes issus d’univers aussi différents qu’éclectiques: théâtre, musique, cirque, danse. Le tout se passe sur le site des amphithéâtres gallo-romains de Fourvière. Le festival a accueilli des artistes majeurs comme Bjork, The Divine Comedy ou Anthony and the Johnsons pour ne citer qu’eux.

Les places pour le concert de Bjork étant malheureusement hors de prix, je me suis rabattue sur le live de Kasabian le 4 juillet. Toute la journée, le temps n’a pas été clément: passage d’éclaircies et d’averses. Mon humeur variant au gré de la météo, je me suis sérieusement mise à douter de ma motivation à me rendre à l’amphithéâtre, le concert ne commençant pas avant 21 heures. Vers 19heures, Monsieur Temps a décidé d’être clément et a apporté du soleil et de la chaleur. C’est un signe!! Il fallait en profiter. J’ai donc pris mon K-way, mon parapluie et direction l’amphithéâtre. Métro, funiculaire et 35 minutes plus tard, me voilà arrivée audit lieu.

J’arrive à l’entrée du festival et on me dit que je dois laisser mon parapluie à la consigne (et je fais comment s’il pleut?). Je me dis qu’heureusement que Monsieur K-way est avec moi. Je me dirige vers l’amphithéâtre où des hôtesses me demandent si je souhaite avoir un coussin au cas où je décide de m’assoeir, ce que j’accepte sans rechigner. Puis je rejoins un ancien collègue de chéri qui me sert de chaperon.

Le concert commence. La première partie (Hanni El Khatib) est ma foi bien sympathique à écouter même si je trouve toutes les premières parties de concert fades depuis que j’ai vu la référence lors du concert de !!! (prononcé chk chk chk) où le groupe (Triple nipples) composé de trois filles et trois hommes nous ont mis le feu avec leur musique tribale, punk. Une vraie claque!!

Mais revenons à l’amphithéâtre. La nuit commence à tomber et Kasabian apparaît au même moment que les premières lueurs étoilées. Le public acclame le groupe avec ferveur qui commence à jouer les premières notes de « Days Are Forgotten  » issu de leur dernier album. Puis ils enchaînent avec des classiques tels que « Shoot the Runner » , « Underdog », « Vald The Impaler ». L’ambiance est digne d’un stade de football en plein derby. Le public approuve le set du groupe en lançant les coussins en l’air qui inondent la scène. Mon chaperon me dit que le lancer de coussins est une spécialité des nuits de Fourvière. Si le public apprécie le spectacle, il lance les coussins en l’air. A voir le nombre de coussins qui s’entasse sur la scène, le concert est très apprécié. Il y en a tellement que le guitariste  Sergio Pizzorno n’arrive pas à sortir de scène.

Deux heures de concert et le show se termine en apothéose avec la chanson « Fire ». Et cette chanson illustre bien cette soirée. Kasabian a mis le feu à l’amphithéâtre.

Soirée que je n’oublierai pas de sitôt: temps idéal, lieu et groupe mythiques. Tous les éléments étaient réunis pour passer une bonne soirée.

Monsieur Temps a décidé d’être généreux avec moi car il a commencé à pleuvoir (un orage) au moment où je suis rentrée chez moi.

Les Nuits de Fourvière: testée et approuvée par la marmotte asiatique.