Tous à l’abbaye

Je continue mon visionnage des séries britanniques et j’ai eu un véritable coup de coeur pour la série « Downton Abbey ».

Downton_Abbey

Cette série a été bien accueillie en Angleterre et a reçu moults récompenses aux Emmy Awards.

L’intrigue:  La famille Crawley, propriétaire de Downton Abbey, perd dans le naufrage du Titanic ses héritiers.  Lord Robert Crawley, Comte de Gratham , actuel châtelain du domaine, ne peut espérer léguer son bien et sa fortune à ses trois filles. En effet, la richesse des Gratham est soumise à la loi de l’entail. En résumé, la fortune, les biens et le titre des Gratham passent par un héritier mâle. Matthew Crawley, lointain cousin de la famille, devient l’héritier de Downton Abbey. Matthew, de conditions modestes, découvre un monde totalement différent du sien, un monde fait de conventions, d’aristocrates et de serviteurs.

Cette série est intéressante à plusieurs points de vue. Elle nous dresse un portrait de l’aristocratie anglaise du début du 20ème siècle avec ses règles et convenances (principalement abordé dans la première saison). D’ailleurs Matthew aura du mal au départ mais s’en accommodera très rapidement.  Ensuite, la série est le reflet des bouleversements économiques, politiques que va subir la société. En effet, la deuxième saison évoque la Première Guerre Mondiale et les changements de mentalité vont se répercuter sur les Gratham et leur entourage: l’émancipation des filles Gratham, le début du féminisme, l’homosexualité.

La troisième saison a été diffusée en septembre 2012 au Royaum-Uni et la quatrième saison est actuellement en tournage. Toutes ces saisons sont agrémentés d’un épisode spécial noël qui sont indissociables de l’intrigue des saisons.

Si vous n’avez pas pu regarder la première saison diffusée sur TMC, voici un petit extrait:

Entrez dans le cercle

Petite série britannique en trois épisodes que j’ai découvert: the bletchley circle. Cette série a été diffusée au Royaume Uni en septembre 2012. Le côté positif avec les séries anglaises est que le nombre d’épisode est moindre par rapport aux séries américaines. Pour exemple, l’excellente série MI-5 (Spooks en anglais) ne contient pas plus de dix épisodes par saison. L’inconvénient de ces mini séries fait que le spectateur est frustré dans l’attente de la prochaine saison.

Mais revenons à notre série. L’histoire se passe après la Seconde Guerre Mondiale, dans les années cinquante. Les quatre protagonistes, Susan, Millie, Jean et Lucy, travaillaient pendant la guerre à Bletchley Park. Cette division de l’armée britannique est classée top secrète. Elles se faisaient passer pour de simples employées administratives mais en réalité elles s’efforçaient à décrypter les codes secrets ennemis. Une fois la guerre finie, elles redeviennent des citoyennes britanniques ordinaires devant s’occuper de leur foyer et des tâches ménagères.

Une série de meurtre perpétrée sur des jeunes femmes vont les conduire à de nouveau reprendre du service et à venir en aide à la police.

Et la chose ne sera pas aisée car elles vont devoir concilier leur enquête et leur vie de famille.

Cette série pose la question de la femme dans la société. Comment concilier vie de famille et carrière professionnel? Les femmes doivent-elles sacrifier leurs carrières au profit de celles de leurs conjoints?

En tout cas, en tant que femme, je ne peux que remercier ces femmes courageuses qui ont bravé les interdits pour nous donner de meilleures conditions professionnelles et sociales.

Une série pleine de promesses. J’espère qu’une deuxième saison sera en tournage.

Welcome to the paradise

J’ai découvert une nouvelle série télévisée diffusée sur BBC One « The Paradise ». Cette série est une libre interprétation du livre d’Emile Zola « Au Bonheur des Dames. »

En visionnant les premières images, cela m’a rappelé l’intrigue ainsi que les sentiments que j’ai ressentis à la lecture du livre. Je me suis de nouveau retrouvée à quinze ans.

L’intrigue: Denise Lovett, jeune provinciale anglaise, rend visite à son oncle dans l’espoir que celui-ci puisse lui offrir un emploi. Son oncle, couturier de son état, ne peut satisfaire sa demande. Elle est alors recrutée au Paradise, grand magasin situé en face de celui de son oncle. La série nous relate le quotidien de ce magasin avec ses différentes intrigues.

Bien que la série se passe au début du 19ème siècle, elle est plus que contemporaine.  Tout comme le livre,  elle nous montre les débuts de l’industrialisation. Le Paradise fait penser à un grand magasin en vogue à Paris. On assiste à la lutte de la survie des petits commerçants face au Paradise qui engouffre tout sur son passage.

Le sujet est plus que contemporain car on assiste à la dure loi du travail: la précarité et l’exploitation des vendeuses, la jalousie entre les vendeuses, la mort des petits commerces, la lutte entre les classes sociales.

Comme cette série est britannique, la saison est courte (huit épisodes en tout). De plus, un gros travail est fourni par l’équipe des costumes pour restituer de magnifiques toilettes illustrant l’époque.

Une bonne série britannique à regarder absolument.

Un ours qui vous veut du bien

Samedi soir, séance ciné avec mon chéri. On avait l’intention d’aller voir Skyfall, le nouveau James. Mais en voyant la file d’attente pour le film, on s’est rabattu sur un autre film: « Ted » de Seth Macfarlane.

L’histoire: John, un jeune homme d’une trentaine d’années, partage sa vie entre sa petite amie avec qui il entretient une relation depuis quatre ans et son ours en peluche avec qui il entretient une relation de plus de vingt-huit ans.  Par un miracle digne des contes de noël, l’ours a la capacité de parler et bouger.

Il y a des passages drôles qui font sourire et certains sont trash. Enfin, pour ma part, le film n’est pas tellement trash connaissant le travail du réalisateur. En effet, Seth Macfarlane est le créateur de La Famille Griffin et d’American Dad qui sont des satires de l’American Way Of Life, tellement chère à la famille Simpson.
Malheureusement, je n’ai pas retrouvé cet esprit satirique dans Ted. Cependant, on passe un bon moment et on peut féliciter le travail fourni par l »équipe des effets spéciaux pour animer l’ours en peluche.

Pour ceux qui ne connaissent pas American Dad, voici un petit extrait: