De la littérature

Début janvier, reprise du travail après un long congé parental. Très dure la reprise surtout quand je  sais que je dois laisser la puce à une nounou. J’étais ravie de reprendre le travail mais je ressentais une grande appréhension concernant les transports parisiens.  Comme j’ai plus d’une heure et demie de transport (un bus, un rer et un métro), je me suis dis que la meilleure façon de faire passer ce moment était de reprendre la lecture. Bon, je ne fais malheureusement pas dans la modernité car je n’ai pas de liseuse dans mon sac. Eh oui, je suis encore une de ces personnes qui aime se trimballer un livre de quinze tonnes dans le sac. Surement que je me mettrai à la liseuse mais ayant les yeux qui se fatiguent vite devant un écran, j’ai un peu de mal. Et si je me concentre pas assez, je perds vite le fil de ma lecture.

Donc me voici dans le train à inaugurer ce moment lecture et ces livres sont passés entre mes mains:

Bienvenue au club de Jonathan Coe

Bienvenue au club

Dans le Birmingham des années 70, on suit les aventures d’une bande de lycéens entre leur vie au lycée, le début des amours et leur état d’âme d’adolescent.

 

Et j’ai continué avec la suite de ce livre: Le cercle fermé.

le cercle fermé

Les péripéties de notre bande de lycée de Birmingham continue mais dans les années 90.

 

Tout comme ses autres œuvres, Coe nous livre une peinture de la population anglaise assez acerbe et caustique. On a envie de les détester mais au fil des pages, on se prend d’affection pour les personnages.

Mon ressenti sur les deux livres: Coe traduit à merveille le mal-être adolescent. Il nous décrit parfaitement deux étapes de la vie (l’adolescence et la vie d’adulte) sur fond de prémices des années quatre-vingt avec le thatcherisme pour le premier livre et le début de l’avènement de l’accès au pouvoir de Tony Blair pour le deuxième ouvrage. Comme d’habitude, la fin de ces livres, et notamment du deuxième, nous interpelle et nous étonne voire nous met mal à l’aise. Malgré tout, j’ai beaucoup eu de plaisir à lire ces deux ouvrages et ne manquerai pas de continuer ma plongée littéraire dans le monde de Coe.

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For my Valentine

D’habitude, je n’entre pas dans la logique marketing de la Saint Valentin. Quand on aime quelqu’un, on ne doit pas attendre un jour spécial pour lui prouver notre amour. Mais cette année, avec chéri, on a décidé de s’offrir un petit cadeau. 2013: année du renouveau? Entrée dans un nouveau cycle? Surement.

Donc j’essaie de me creuser la tête pour trouver un cadeau pour mon homme, un cadeau plus original qu’un cuiseur à riz (mon dernier cadeau de saint valentin).  Allez la marmotte, réfléchit un peu!! Je commence un brainstorming: un maillot de rugby? un CD? un livre? Comme nous attendons un heureux événement pour juillet, je voulais lui offrir un guide du père parfait. Mais je ne sais pas si Cupidon aurait apprécié cette idée. Alors je continue ma recherche dans le monde littéraire et me suis souvenue d’une émission de radio sur France Inter où un directeur de prison, Bruno Clément-Petremann était interviewé. Son livre relate sa passion pour le groupe britannique The Clash.

strummerville

Mon homme a commencé le livre et l’a trouvé très intéressant. J’attends qu’il le finisse pour moi-même le lire.

Mon cadeau, lui, est magnifique. Pour mon anniversaire, mon homme m’avait acheté un sac Longchamp (un pliage). Pour l’occasion, il est allé dans les magasins outlet de La Vallée à Val d’Europe et m’a acheté la version sac shopping.

Longchampbaie

Une bonne saint valentin, surtout quand l’événement n’est pas régulier.

Who rock the world? Girrls!!

Petit coup de cœur au niveau bande dessinée. Et ouais, la marmotte asiatique ne lit pas que des mangas. Elle s’intéresse aussi à la bande dessinée.

Je ne suis pas experte mais je commence (Level beginner en somme). Ce qui m’intéresse c’est le dessin, je ne suis pas encore fidèle à un auteur précis.

J’ai été attirée par cet ouvrage:

Cet ouvrage a été conçu par François Amoretti.

L’histoire raconte les aventures de Violette, jeune femme avec des rondeurs, pas trop à l’aise avec son corps, qui essaie de percer dans le monde de la musique avec son groupe. On les voit tour à tour jouer dans les festivals (festival de rockabilly), essayer de signer un contrat avec un producteur qui s’avère être véreux.

Cette œuvre m’a attirée car elle m’a beaucoup parlée.  J’ai trouvé des similitude entre l’héroïne et moi. Je suis bien en rondeur, pas tellement en confiance avec mon corps mais je me soigne!! J’adore le rock mais l’ouvrage m’a fait découvrir le rockabilly. En effet, la préface de la bande dessinée est faite par Colleen Duffy alias Devil Doll, une chanteuse de rockabilly qui comprend tout à fait les difficultés pour une femme de percer dans le monde du rock. La BD se lit assez vite et on se prend rapidement d’affection pour Violette. Les scènes d’effeuillage burlesque (Violette fait de l’effeuillage burlesque pour payer son loyer) sont tout simplement divines. On a réellement l’impression d’assister à un spectacle d’effeuillage burlesque.

Petit bonus dans la BD: il y a des extras (dessins faits par d’autres auteurs, interview d’un tatoueur (Mr Biz), interview de la créatrice de l’école de danse de burlesque Néo Rétro à Nice).

En gros, un bon petit guide pour découvrir le monde du rockabilly et du burlesque. Un deuxième tome devrait arriver et je l’attends avec impatience.

Et pour finir, mon petit bonus : un extrait musical de l’envoûtante Devil Doll:

Burlesque Girrl de François Amoretti. Sortie le 14 juin 2012. Editions Ankama.

Prix: Env. 11,90€

Return of Eve de Devil Doll, août 2009